Interview : JohnnyPluse & The Storm Troopers of Love

Johnny Pluse & The Storm Troopers of Love est né d’une envie. Celle de Johnny Pluse le boss de The Bulabeats Records, qui après 24 EP’s et 5 albums, a estimé qu’il était temps de se produire sur scène en tant que groupe, et de proposer des prestations scéniques réputées exceptionnelles, qui font briller de pleins feux la fusion du hip-hop, funk, dancehall et ska.
A l’occasion de la sortie de ‘Dos Tonas’ le second et final album de JPSTOL, je vous propose une interview exclusive avec Johnny Pluse pour Crème de Sons menée avec soin par mes amis de On The Rise Music.

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Dis-nous comment vous vous êtes rencontrés et comment s’est monté le groupe?

Je faisais du hip-hop et de la funk depuis des années, que je sortais sur Bulabeats, que je gère aussi. Je me produisais en tant que DJ à travers le monde entier et pour être honnête, je me faisais chier à faire les festivals, rien que moi avec mon laptop. Je voulais quelque chose de plus créatif. Donc j’ai rencontré John grâce à un ami que l’on a en commun, il est venu en studio, a joué de percussions sur un break de jungle et voilà, il était dans le groupe. Quant à Dave, c’est dans les chiottes, complètement bourré, que l’on s’est rencontrés. On a bossé ensemble sur mes premiers albums. Donc, on a commencé par faire des versions de mes morceaux puis John et Dave ont commencé par écrire des textes pour chant et rap.

Quelles sont en tant que groupe, vos plus grosses influences? Musicalement ou autres?

J’ai toujours imaginé notre groupe comme étant Public Enemy combiné avec les Sex Pistols et un peu de Clash. Le hip hop, funk, breaks, Dub, Ska ou jungle, font partie de mes influences majeures. David a ramené avec lui les cut et scratch combinés à des vibes de hip-hop nu school, et John qui vient de la scène indie, fournit tout ce qui est harmonies et boucles.

A quoi ressemble la scène urbaine en Irlande?

Plutôt bonne et innovante! Que ce soit le hip-hop, le grime, bass ou Trap. Il y a une grosse culture de débrouille en Irlande.

C’est votre second album et apparement le dernier. Pourquoi?

On a fait tout ce qu’on voulait en tant que groupe. On a joué à tous les principaux festivals et fait deux albums. Je pense que c’est le moment approprié pour faire autre chose. On a tous des jobs différents et plus forcément le temps pour répéter et faire la scène.

Vos vidéos sont complètement déjantées. Est-ce important pour vous d’avoir des éléments visuels et pourquoi?

Oui…en fait ce n’est pas comme si c’était prévu mais après notre 1ère video, on a accroché. Les vidéos que l’on a tourné sont complètement à côté de la plaque mais pour nous elles ont du sens. L’élément visuel est très important pour nous car c’est un bon moyen pour les gens d’apprécier ce qui se passe dans nos têtes.

Vous avez joué à quelques gros festivals comme le Bennicassim et celui d’Electric Picnic. Quelles sont les moments les plus dingues que vous avez vécu lors de ces shows live?

On a eu des moments de fous en effet, particulièrement à Bénicassim, qui me reste bien en mémoire. On est arrivés un mercredi, pas de voiture à notre disposition pour le matos, donc John et moi avions dû nous trimballer avec en bus. Dave s’est perdu dans Barcelone. On s’est pris une sacrée cuite sous la chaleur, puis on s’est endormi sur la plage pour se réveiller plus tard, brûlés vifs. Après avoir dessoulé, on a fini par trouver Dave qui montait tout le materiel sur la scène, et on a fait bouger un Bennicassim plein à craquer.

Si vous pouviez travailler avec un chanteur, quelqu’il soit, mort ou vivant, qui serait-ce?

Ce serait sans aucun doute John Lydon

Bon si c’est bien votre dernier album, qu’allez-vous faire pour la suite?

Dave est actuellement DJ à plein temps et participe au Red Bull Thre3style. John bosse dans la musique et monte un nouveau studio pour ses productions. Quant à moi, je termine un court-métrage sur les breaks et sors différents styles de musique sous différents alias.

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ENGLISH VERSION

Tell us how you guys met and formed the band?

I had been making hip hop and Funk for years and putting it out on Bulabeats, which I run also. I was DJing the world over, to be honest I got sick of playing Festivals just me and my laptop. I wanted to do some more creative, so I meet John through a mutual Friend; he dropped down the studio and played the drums over a jungle Break and he was in. Me & Dave I meet on a toilet when I was drunk and we do work on my early albums. We starting just doing versions of my tunes then John and David started writing vocals and raps .

What are your biggest influences as a band? Musical or otherwise?

I always imagined the band to be Public Enemy mixed with the Sex Pistols and Bit of the Clash. Hip Hop, Funk, Breaks, Dub, Ska, Jungle are all my main influences. David brought the Cutting and Scratching mixed nu school hip hop vibes and John comes from an Indie background so he provided the harmonies and hooks .

Whats the scene like in Ireland?

It’s really good and fresh, hip hop, grime, bass and Trap are all massive. There’s a great DIY culture in Ireland .

This is your second and final album. Why final?

We have done everything we ever wanted to do as a Band, we played all the major festivals and done two albums. I feel it’s to move on to something new. We all have different jobs and we haven’t got time any more to patrice and play gigs .

You have some crazy videos for your music. Is a visual element important to you and why?

Yeah, to be honest it’s not some we planned but after we made the first video we were hooked. The videos we made were completely off the wall but made sense to us. The visual element is very important to use cos it’s a great way for people to find out what goes in our head .

You play at some big festivals like Bennicassim and Electric Picnic. Can you give us your craziest live show story?

We had some crazy times at Festivals, Bennicassim sticks out in my mind . We arrived there on Wednesday, no courtesy car for the gear, me and John had to Bus it with all the equipment. Dave got lost in Barcelona. We got wild drunk in heat and fell asleep on beach. By time we woke up were burnt alive. We had sober up and find Dave, eventually we found him dragged all the gear up to the stage and rocked the rafters of Bennicassim.

If you could work with one vocalist, either dead or alive who would it be?

It would have to be John Lydon

So if this is your final album, what are you all going to do next?

Dave is currently DJing full time and entering in the Red Bull 3 style, John works in music and he’s setting up a new studio for his productions and I’m finishing off a short film about Breaks and putting out some different styles of music under a different name.